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Le site de la MAAMF

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L'histoire de ce site industriel commence en 1921.


C'est en effet à cette date que la "HAUT-MARNAISE DES MATIERES COLORANTES" est constituée pour installer une ocrerie. L'activité de cette ocrerie consistait presque essentiellement à conditionner en fûts de 50 Kg des ocres recues par wagons à la gare d'Eclaron de diverses régions de France. Cette société possédait néanmoins un four et un broyeur.

    • Qu'est ce que l'ocre ?
      L'ocre est un pigment minéral composé de :
      - goethite, un hydroxyde de fer qui lui donne sa couleur,
      - kaolinite, une argile très pure,
      - et de quelques résidus de quartz.

       En France, les gisements d'ocre se trouvent dans le Cher, le Gard mais surtout dans l'Yonne et le Vaucluse où l'exploitation industrielle se poursuit encore.


    • Le cycle de l'ocre
      L'ocre ne s'offre pas d'emblée mais nécessite un long travail de préparation que l'on peut résumer en 4 phases : le lavage du minerai, la décantation, le séchage et le broyage.
      - Le lavage consiste à projeter de l'eau sur le minerai extrait afin de séparer les particules d'ocre fixées aux grains de sable. L'élimination du sable est une phase primordiale car elle garantit la qualité du pigment final. Les proportions moyennes dans le minerai sont de 90% de sable pour 10% d'ocre.
      - La décantation : débarrassée des sables inertes, l'eau chargée d'ocre est envoyée dans des bassins de décantation où elle repose plusieurs jours. L'ocre se dépose alors au fond et l'eau devenue claire est ensuite évacuée et recyclée tant les besoins en eau sont importants.
      - Le séchage : le dépôt d'ocre au fond du bassin est abandonné à l'action du vent et du soleil. Il prend progressivement une consistance pâteuse ; on le découpe ensuite en briquette pour accélérer le séchage.
      - Le broyage électrique permet la réduction du pigment en poudre. La cuisson réalisée ultérieurement transforme l'ocre jaune en ocre rouge ; selon la température atteinte et la durée de la cuisson on peut obtenir une grande variété de nuances de rouge.


    • Utilisation de l'ocre
      La production de l'ocre n'est entrée dans une phase industrielle qu'au cours du XIXème siècle, bien que son utilisation remonte à la préhistoire. Il est alors devenu la charge colorante de nombreux produits manufacturés nouvellement mis en place : bracelets élastiques, chambre à air de vélo, bottes en caoutchouc, linoléum, filtres à cigarettes, papiers et cartons colorés…Son prix bas, sa granulométrie constante et sa non toxicité ont amené la production française à 40 000 tonnes en 1929, date de son apogée.

     

En 1924 la "HAUT-MARNAISE DES MATIERES COLORANTES" est dissoute et remplacée par la "SA BOURGOGNE CHAMPAGNE" avec pour Directeur Monsieur LEGARDEUR. Cette dernière aura une activité identique mais le développement de la production de masse va porter un coup dur à l'exploitation de l'ocre naturel. Les industriels ont, en effet, des besoins de bases colorantes dont les propriétés physico-chimiques et de couleurs sont régulières. Les oxydes de fer synthétiques, depuis peu reproductibles à des prix de revient faibles leur offriront une plus grande souplesse. En 1944 l'activité de l'ocrerie s'arrête.

 

En 1946 le site est repris par une scierie. La "SCIERIE DU VAL" qui conservera son activité jusqu'en 1951.

 

1951 - Arrivée de la MAAMF sur le site d'Eclaron.

Histoire de la MAAMF (Extrait d'un dicours de Monsieur Marc Verpillot)

Quelques dates permettront de suivre l’évolution de la société depuis un siècle.
-1876 marque la date de naissance sur les bords de la Marne à Saint-Dizier – place Jumeret pour être plus précis - d’un petite usine. Le mot de nos jours serait un peu osé puisqu’il ne comportait qu’une dizaine d’ouvriers travaillant à la fabrication de chaines forgées à la main. Deux hommes en étaient les fondateurs : Monsieur BIOT et son associé Monsieur COLLOT. C’était en fait l’embryon de la future société. Quelques années plus tard les ateliers Biot fabriquaient des meubles de jardin et des lits métalliques.
- 1923 constitue avec le décès de Monsieur Biot un tournant dans la marche et le développement de la petite entreprise qui a grandi. Déjà le manque de place se fait sentir et voilà que deviennent vacants des locaux plus vastes situés au 91 de la rue François 1° à Saint-Dizier. Transformée en société anonyme la maison Biot devient la Manufacture d’Art et d’Ameublement Métallique et de Ferronnerie, plus connue sous ses initiales MAAMF.
- 1931 Monsieur Bernard Viry actionnaire de la MAAMF en devient le PDG. Toujours le manque de place… un coup d’œil intéressé sur des locaux récemment libres rue de l’Abbé Cornu… ceux-ci font bien l’affaire. Ils sont pris en location. Voici donc l’usine qui compte une quarantaine d’ouvriers installée à califourchon sur les rues François 1 et Cornu. On y fabrique toujours des chaines forgées à la main les plus recherchées parce que les plus solides, des lits et sommiers métalliques, meubles de jardin et de brasserie.
- 1933 Monsieur J Viry entre à la société pour y seconder son père. En 1937 il en devient le PDG. Avec la fin de l’occupation en 1944, l’entreprise lance la fabrication du mobilier scolaire.
- 1945 C’est la fin du long cauchemar qui a duré plus de cinq ans ! à partir de ce moment l’usine va prendre véritablement un nouvel essor. Un atelier de tôlerie se crée à Saint-Dizier : on y fabrique déjà des armoires en série. La menuiserie avec l’installation d’un séchoir à bois sort de très belles chambres à coucher à la portée des bourses modestes. Le problème de l’insuffisance des locaux se pose avec de plus en plus d’acuité. Nous travaillons dans un espace vraiment limité sans aucune possibilité de s’agrandir.
- 1951 La providence aidant quelquefois les hommes en facilitant leur destin, voilà que se présente une possibilité nouvelle quasi inespérée d’extension en fusionnant avec la scierie du Val à Eclaron qui possède plus de deux hectares de bâtiments et terrains. On assiste alors à une progression rapide : la tôlerie est la première fabrication transférée à Eclaron. La menuiserie suivra bientôt.
- 1958 marquera l’implantation totale des bureaux et de ce qui pouvait rester à Saint-Dizier, l’atelier de montage de lits notamment ainsi que l’atelier d’entretien. Aux premiers jours du mois de mai le déménagement était terminé. Les premiers garages préfabriqués sortaient bientôt. Les premières écoles Bender partaient pour l’Algérie : l’ère de la construction préfabriquée était ouverte. Elle trouvera son complet développement en 1963 avec l’entrée à la société de Monsieur Chauland et la fusion avec la société Schmithessler spécialisée dans la construction de matériel médico-chirurgical. Dès lors avec l’apport de capitaux nouveaux et importants l’usine va augmenter ses activités, son chiffre d’affaires, ses effectifs. En l’espace de 20ans le personnel est passé de 30 salariés à 300.

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Quelques exemples de fabrication


A suivre

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Février 1960
L'équipe de la finition le 06-03-1960